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Gazettes & Sites Royaux

rois.jpg
 Ils sont tous là !
Ils nous regardent et nous racontent 14 siècles d'Histoire de France

 

1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Début Mars 1211

    Reddition de Cabaret

 

Pierre Roger de Cabaret, en occitan Pèire Rogièr de Cabaret, était un chevalier occitan, co-seigneur de Lastours, puis chevalier faydit du XIIIe siècle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Roger_de_Cabaret

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

   Printemps


        Prise de Montségur

        Commencé en Mai 1243, le siège de la "synagogue de Satan" selon les catholiques, se termine après 10 mois.

        Les pourparlers sont entamés le 1er Mars 1244, mais la place ne sera rendue quinze jours plus tard.

        Ceci, peut-être, pour permettre aux cathares de célébrer une fête manichéenne, qui tombait à l'équinoxe de printemps.

        Les hérétiques de Montségur seront brûlés vifs le 16 Mars de l'an 1244, dans un gigantesque bûcher, dressé au pied de la montagne (le "Prat dels Cremats", ou le champ des brûlés).

        Enfin, durant la nuit qui suivit cet autodafé, Pierre-Roger de Mirepoix fit évader quatre parfaits, qu'il avait au préalable, cachés dans un souterrain du château.

        Probablement étaient-ils chargés de sauver les livres sacrés des Cathares ...
    voir aussi la plate-forme n° 9

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Lettres du Roy Louis IX, par lesquelles il quitte à Pierre Bérenger de Tresbes, à Arnaud de Ferrol, à Niel (Noël) de Villefloure et à ses frères, à Raymond de Palaja chevalier, à Pierre de pomas son frère, et à Geraud de Palaja, son cousin et aux frères de ce dernier, tous chevaliers, de Carcassonne, moyennant des sommes diverses, tous les biens qui leur pourroient être répétés, au nom de S.M pour ne s'être point trouvés établis dans le faubourg de Carcassonne quand il fut livré à Trencavel

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Le 29 février est un jour intercalaire.

 

 

C'est le 60e jour de l'année du calendrier grégorien et du calendrier julien en cas d'année bissextile.

Il reste 306 jours avant la fin de l'année.

 

Il y a eu un 29 février en 2000, 2004, 2008, 2012, le prochain en 2016 ensuite en 2020, puis en 2024 etc.

 

Le 29 février n'existe que tous les quatre ans (rythme des années bissextiles) du calendrier julien.

 

Dans le calendrier grégorien on exclut en outre les millésimes divisibles par 100 mais non par 400, comme par exemple : 1700, 1800, 1900 ; ainsi l'an 2000 et 2400, divisibles par 400 sont bissextiles, mais 2100, 2200, 2300 ne le seront pas.

 

Dans le calendrier républicain français, le jour intercalaire ajouté lors des années sextiles ne se situait pas à cette période de l'année, mais à l'automne, lors du jour de la révolution, situé au delà des 5 journées des sansculottides, soit approximativement le lendemain du 21 septembre.

 

 

  596 

La Décrétion de Childebert est publiée. Inspiré par la reine mère Brunehilde, ce texte organise et modernise la justice et la police en Austrasie. (La date exacte de cette publication importante est controversée)

 

 888 

Le comte de Paris

Odo of France.PNG

Eudes est élu roi par ses pairs, les grands seigneurs de la Francie occidentale.

 

1468 

Tizian 083b.jpg

Le pape Paul III (Alessandro Farnese), 220e pape de l'Église catholique, qui interdit l'esclavage (Veritas ipsa) († 10 novembre 1549)

 

1690 

Armoiries Savoie-Carignan 1656.svg

Victor-Amédée Ier de Savoie-Carignan, prince de Carignan de 1709 à en 1741 († 4 avril 1741)

 

1744 

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Louis de Viefville des Essarts, Avocat au Parlement de Paris, Conservateur des Eaux et Forêts († 13 décembre 1820)

 

1888 

Fichier:COA cardinal IT Tardini Domenico.png

Domenico Tardini, cardinal italien, secrétaire d'État du Vatican († 30 juillet 1961)

 

1924 

Fichier:Motto d'Andrzej Maria Deskur.JPG

Andrzej Maria Deskur, cardinal polonais, préfet émérite du Conseil pour les communications sociales.

 

1788 

Fil:Kardinalcoa.png

Pasquale Acquaviva d’Aragona, cardinal italien. (° 3 novembre 1718)

 

1868

LouisI.jpg

Louis Ier de Bavière, roi de Bavière25 août 1786)

 

1972 

 

Pauline de Broglie, comtesse de Pange, femme de lettres française5 février 1888)

Laure Marie Pauline de Broglie, comtesse de Pange

5 février 1888 

29 février 1972

femme de lettres française.

Famille 

Pauline de Broglie est la fille de Louis Alphonse Victor (1846-1906), 5e duc de Broglie, et de Pauline de La Forest d'Armaillé (1851-1928).

Sœur de Maurice et de Louis de Broglie,éminents savants membres de l'Académie française et Prix Nobel de physique en 1929, elle épouse le comte Jean de Pange, fils cadet d'une famille noble de Lorraine.

Elle est également la nièce de Marie de Broglie. Le comte de Pange est un petit-neveu de François de Pange qui fut aimé de Madame de Staël.

Biographie

Avec son mari, Pauline de Broglie a consacré sa vie à la littérature et à l'histoire. Ainsi, elle créa et anima un cercle d'études sur son ancêtre, Madame de Staël.

Le comte et la comtesse de Pange, dans leur engagement européen eurent, entre autres, comme compagnons de route Robert Schumann, Konrad Adenauer, l'Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine avec lesquels ils étaient liés d'amitié.

Ils eurent également des relations personnelles avec le général et Madame de Gaulle.

Comme la plupart des membres de la Maison de Broglie, la comtesse Jean de Pange manifesta des opinions libérales tant sur le plan politique que religieux.

Son livre Comment j'ai vu 1900 est une source de renseignements sur la société aristocratique de la Belle Époque, monde auquel elle appartenait et qu'elle sut décrire avec beaucoup d'humour, "brossant" de bons portraits, entre autres celui de son grand'père maternel, le comte angevin Louis d'Armaillé (vers 1822-1882), grand collectionneur de meubles et objets d'art anciens et habile "truqueur", ami de Richard Wallace et du conservateur du musée du Louvre Both de Tauzia, qui le fit nommer membre du Conseil Supérieur des Beaux-Arts; une partie de sa collection fut vendue par ses héritiers lorsqu'ils quittèrent Paris pour s'installer au château familial de Broglie ( Eure) :

"(...) Ma mère était restée à Paris afin, je crois, de procéder à la vente sur catalogue d'un lot de meubles de la collection d'Armaillé (...). Le vocable avait fait monter les enchères des meubles et des boiseries du rez-de- chaussée (de l'hôtel familial du 40, rue de La Boétie) dont il avait fallu aussi se séparer" (p. 243).

Elle décrit aussi le magnifique parc de Bagatelle après la mort de Wallace (1890), où elle vint jouer enfant.

Elle fut membre du jury du Prix Femina, et reçut en 1970 la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

Comte Arnould de Chastellux

fils du Comte Guillaume Jean Marie Georges de Chastelluxle 18 mars 1973 à Paris 15ème (lui-même fils de François-Jean, Duc de Rauzan-Duras)
et de Dammarie de Vasselot de Régné (elle-même petite-fille de S.A.S. la Princesse Armande de Croÿ)
 

   Adrien de Gouttes Lastouzeilles

 fils de Thibaud de Gouttes Lastouzeilles et de la Comtesse Marguerite de Maigret (elle-même petite-fille de Charlotte de Rohan-Chabot)
 
Louis Ier DE BAVIERE
25 août 1786 - 29 février 1868
Age: 82 ans
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Published by YANN SINCLAIR - dans CALENDRIER
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:00
 
Le prince participait aux cérémonies marquant le 400e anniversaire du sacre d’Henri IV à Chartres.

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 00:00

LECTURE DU LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE    49, 14 - 15

 

14        Jérusalem disait :
            « Le SEIGNEUR m’a abandonnée,
            mon Seigneur m’a oubliée. »
15        Une femme peut-elle oublier son nourrisson,
            ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?
            Même si elle l’oubliait,
            moi, je ne t’oublierai pas,
            – dit le Seigneur.
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          Le cha­pi­tre 49 du li­vre d’Isaïe est un tex­te pro­di­gieux. Il faut le li­re in­té­gra­le­ment pour dé­cou­vrir com­ment un peu­ple au plus pro­fond de la mis­è­re, re­tro­u­ve l’espérance. Le peu­ple d’Israël est en Exil à Ba­by­lo­ne et le mo­ral est au plus bas : on se ré­pè­te  « Le SEI­GNEUR m’a aban­don­née, mon Dieu m’a ou­bliée. » Tout conduit à confir­mer ce cons­tat : Jé­ru­sa­lem est dé­vas­tée, des étran­gers s’installent dans les dé­com­bres ; si un jour on ren­trait, que re­tro­u­ve­rait-on ? Du peu­ple, il ne res­te pres­que per­son­ne ; la fa­mille roya­le est étein­te ; et les an­nées pas­sant, tous ceux qui sont ar­ri­vés en­co­re va­li­des à Ba­by­lo­ne après l’épreuve de la dé­por­ta­tion meu­rent les uns après les au­tres. Un Exil de cin­quan­te an­nées, c’est très long, c’est plus que la du­rée d’une gé­né­ra­tion. Pi­re, com­ment gar­der la foi par­mi ces étran­gers ido­lâ­tres ? Dans ces condi­tions dé­plo­ra­bles, peut-on en­co­re par­ler d’Alliance avec Dieu ? La ten­ta­tion est gran­de de croi­re que Dieu les a ou­bliés. Et, d’ailleurs, les succès des Babyloniens ne sont-ils pas la preuve que notre Dieu nous a laissés tomber ?

          A­lors le pro­phè­te Isaïe cherche par tous les moyens à convaincre ses compatriotes que rien ne pourra détruire l’Alliance proposée par Dieu à son peuple, tout simplement parce que, même si les hommes sont parfois infidèles, Dieu, lui, reste toujours fidèle.

          Pour rendre son message encore plus percutant, Isaïe fait référence à notre expérience humaine, celle de la tendresse des mamans pour leurs bébés : « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Mê­me si el­le pou­vait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. » Et Isaïe, dans ce cha­pi­tre 49 dé­ve­lop­pe tou­te une sé­rie d’images : Pour Dieu, Is­raël est l’enfant bien-ai­mé, (« Le SEI­GNEUR m’a ap­pe­lé dès le sein ma­ter­nel, dès le ven­tre de ma mè­re il s’est ré­pé­té mon nom. » Is 49, 1), la flè­che la plus pré­cieu­se de son car­quois (« Il m’a dis­po­sé com­me une flè­che acé­rée, dans son car­quois il m’a te­nu ca­ché. » Is 49, 2), le ser­vi­teur qui ré­a­li­se les œuvres de Dieu (« Mon ser­vi­teur, c’est toi, Is­raël, toi par qui je ma­ni­fes­te­rai ma splen­deur. » Is 49, 3), la mar­que d’amour gra­vée sur les mains de Dieu (« Voi­ci que sur mes pau­mes je t’ai gra­vé » Is 49, 16). À la même époque, on peut lire chez Jérémie : « Oui, je suis un pè­re pour Is­raël, Éphraïm est mon fils aî­né. » (Jr 31, 9).

          Tout cela prouve qu’au temps de l’Exil à Babylone, c’est-à-dire au sixième siècle av. J.-C., les prophètes parlaient déjà de Dieu comme d’un Père. On n’a donc pas at­ten­du le Nou­veau Tes­ta­ment pour ap­pe­ler Dieu « Pè­re » ; mais pour être tout à fait hon­nê­te, on n’a pas at­ten­du non plus l’Ancien Tes­ta­ment ni le peu­ple hé­breu ; les au­tres peu­ples aus­si in­vo­quaient leur dieu com­me leur pè­re ; par exem­ple, au quatorzième siè­cle, à Uga­rit  (en Syrie), le dieu su­prê­me s’appelle « El, roi-pè­re » ; mais le ti­tre de pè­re, chez les au­tres peu­ples, a deux si­gni­fi­ca­tions : pre­miè­re­ment un sens d’autorité dou­blée de ten­dres­se ; deuxiè­me­ment un sens de pa­ter­ni­té char­nel­le ; la Bi­ble a gar­dé le pre­mier sens, mais a tou­jours re­fu­sé de consi­dé­rer Dieu com­me un pè­re bio­lo­gi­que à la ma­niè­re hu­mai­ne. Dieu est le Tout-Au­tre, sur ce plan-là aus­si.

          C’est pour cet­te rai­son, d’ailleurs, qu’on ne trou­ve que tar­di­ve­ment, dans l’Ancien Tes­ta­ment, des af­fir­ma­tions pé­remp­toi­res du gen­re « Dieu est vo­tre Pè­re » ; pen­dant trop long­temps, on au­rait ris­qué de se mé­pren­dre et de l’imaginer pè­re à la ma­niè­re hu­mai­ne, com­me les peu­ples voi­sins. Mais, à l’époque de l’Exil, la paternité de Dieu à l’égard de son peuple était acquise.  

          C’est sur cette conviction que le prophète Isaïe veut adosser l’espérance de ses compatriotes exilés : comme un Père vole au secours de ses enfants, Dieu tiendra les promesses de son Alliance et donc il libèrera son peuple de la captivité à Babylone. Le tout petit paragraphe du chapitre 49 d’Isaïe que nous lisons aujourd’hui est entouré de part et d’autre par des promesses de re­tour au pays : dans les versets qui précèdent notre lecture, on peut lire : « De bien loin ils ar­ri­vent, les uns du Nord et de l’Ouest, les au­tres, de la ter­re d’Assouan. » et encore « Le SEI­GNEUR ré­confor­te son peu­ple, et à ces hu­mi­liés il mon­tre sa ten­dres­se. » (Is 49, 12-13). Et, dans les versets qui suivent : « Ils ac­cou­rent tes bâ­tis­seurs, et tes dé­mo­lis­seurs, tes dé­vas­ta­teurs loin de toi s’en vont. Por­te tes re­gards sur les alen­tours et vois : tous ils se ras­sem­blent, ils vien­nent vers toi. Par ma vie, ora­cle du SEI­GNEUR, oui, tu les re­vê­ti­ras tous com­me une pa­ru­re, tel­le une pro­mi­se, tu te fe­ras d’eux une cein­ture. Oui, dé­vas­ta­tion, dé­so­la­tion, ter­re de dé­mo­li­tion que tu es, oui, dés­or­mais tu se­ras trop étroi­te pour l’habitant, tan­dis que pren­dront le lar­ge ceux qui t’engloutissaient. De nou­veau, ils di­ront à tes oreilles, les fils dont tu res­sen­tais la pri­va­tion : L’espace est trop étroit pour moi. Pla­ce pour moi ! Tiens-toi ser­rée que je puis­se ha­bi­ter. » et encore « Tu di­ras dans ton cœur : ‘Moi, j’étais pri­vée d’enfant, sté­ri­le, en dé­por­ta­tion, éli­mi­née ; ceux-là, qui les a fait gran­dir ? Voi­là que je res­tais seu­le ; ceux-là, où donc étaient-ils ?... Ils ra­mè­ne­ront tes fils dans leurs bras, et tes filles se­ront his­sées sur leurs épau­les. » (Is 49, 17-22).

            Il faut quand mê­me de l’audace pour an­non­cer de tel­les pro­mes­ses à un peu­ple en exil. C’est pres­que trop beau pour être vrai, di­rait-on. Mais cet­te au­da­ce est cel­le mê­me de Dieu. Pour bien pré­ci­ser que cet­te pa­ro­le n’est pas la sien­ne, Isaïe prend soin de par­se­mer ce cha­pi­tre de for­mu­les tel­les que « Ora­cle du Sei­gneur », ou « Pa­ro­le du Sei­gneur » ou en­co­re « Ain­si par­le le Sei­gneur ». Gé­né­ra­le­ment, quand les pro­phè­tes in­sis­tent sur ce point, c’est par­ce que les pa­ro­les qu’ils ont à di­re de la part de Dieu sont par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­ci­les à en­ten­dre.

PSAU­ME 61 (62)

 

2     Je n'ai de re­pos qu'en Dieu seul,                   
       mon sa­lut vient de lui.
3     Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut,              
       ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble.

 8     Mon sa­lut et ma gloi­re                      
       se trou­vent près de Dieu.                  
       Chez Dieu, mon re­fu­ge,                    
       mon ro­cher im­pre­na­ble.

 9     Comptez sur lui en tout temps,                     
       vous, le peu­ple.                     
       De­vant lui, épan­chez vo­tre cœur :               
       Dieu est pour nous un re­fu­ge.
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         Clairement, ce psaume est une invitation à la confiance : « Je n'ai de re­pos qu'en Dieu seul, mon sa­lut vient de lui. Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut, ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble... Comptez sur lui en tout temps, vous, le peu­ple. » Cette recommandation tombe à point nommé pour le peuple malheureux en Exil à Babylone que nous évoquions à propos de la première lecture.

         Comme très souvent dans les psaumes, c’est l’expérience de l’Exode qui est le meilleur argument de l’espérance. Car, pendant les quarante années de pérégrinations dans le désert du Sinaï, on a eu maintes occasions d’expérimenter la sollicitude de Dieu. Ici, par exemple, nous entendons à deux reprises le mot « rocher » qui fait référence à un événement très précis de l’Exode. Un événement qui a marqué la mémoire du peuple tout entier à tel point qu’il est évoqué à plusieurs reprises dans les textes bibliques.

         D’après le livre de l’Exode, cela se passait à Rephidim dans le sud de la péninsule du Sinaï. De loin, on voyait les palmiers de l’oasis et chacun espérait trouver de quoi étancher sa soif. Mais, ô surprise, l’oued était à sec. La bonne réaction aurait été de faire confiance : Dieu ne nous avait pas amenés aussi loin pour nous laisser mourir de soif. Certainement, il dicterait à Moïse une solution.

         Au lieu de cela, le peuple tout entier, pris de peur, s’est mis à récriminer. Non seulement, Moïse avait été bien imprudent de faire courir de tels risques à son peuple, mais on en vint à le soupçonner d’avoir ainsi manigancé la mort de tous ceux qui l’accompagnaient. Alors, ce fut au tour de Moïse d’être en danger. Si cela continue, ils vont me lapider, pensa-t-il.

         Or, quelle fut la réponse de Dieu à la révolte de son peuple ? Ce fut le don au-de­là de la ré­vol­te, le par­don : Il a dit à Moïse de se munir de son bâton, celui avec lequel il avait frappé le fleuve, la nuit de la sortie d’Égypte, et de frapper le rocher, ce que Moïse a fait bien sûr. Et alors de l’eau a coulé du rocher. « Dieu a fait jaillir l’eau du ro­cher de gra­nit » raconte le livre du Deutéronome (Dt 8, 15). Pour retenir la leçon de ce moment de soupçon de son peuple, Moïse appela ce lieu non plus Rephidim mais Massa et Meriba, ce qui signifie « Épreuve et Querelle » parce qu’on avait querellé Dieu (à travers son envoyé Moïse) et parce qu’on avait exigé de lui un signe.

         Ces mots de Massa et Meriba se retrouvent à plusieurs reprises chez les auteurs bibliques comme une méditation sur la tentation sans cesse renaissante de l’humanité de soupçonner Dieu de ne pas lui vouloir du bien. Voici, par exemple, le rappel du psaume 95/94 : « Puissiez-vous aujourd’hui écouter la voix du SEIGNEUR ! Ne durcissez pas votre cœur comme à Meriba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont défié et mis à l’épreuve, alors qu’ils m’avaient vu à l’œuvre. » L’œuvre de Dieu, c’est le miracle de la sortie d’Égypte. Et le livre du Deutéronome dit la même chose à sa manière : « Vous ne mettrez pas à l’épreuve le SEIGNEUR votre Dieu comme vous l’avez fait à Massa. 

         Dés­or­mais, le sim­ple mot « ro­cher » évo­que cet­te fi­dé­li­té de Dieu mal­gré tou­tes les in­fi­dé­li­tés et les ré­vol­tes de son peu­ple. On ne s’étonne donc pas de le rencontrer souvent dans les psaumes, comme une sorte de garde-fou contre le soupçon.

         Le récit de la scène du jardin d’Éden relate de manière imagée ce problème éternel de l’humanité : créé par pur amour, et nanti de tous les pouvoirs sur la création, l’homme ne connaît qu’une limite à sa liberté, l’interdiction de prendre le fruit d’un certain arbre. La désobéissance mettrait l’homme en grand danger, a prévenu Dieu : « Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui rend heureux ou malheureux, car du jour où tu en mangeras, tu devras mourir. » (Gn 2,  16-17). Là encore, c’est une question de confiance qui est posée à l’homme. Le texte suggère que l’homme devrait raisonner de la façon suivante : Dieu a fait preuve de sa bienveillance, pourquoi voudrait-il du mal à sa créature ? De toute évidence la consigne lui est donnée pour son bien ; sans doute le fruit est-il vénéneux. Il vaut donc mieux s’en abstenir comme Dieu l’a ordonné.

         Mais, malheureusement, l’homme se laisse gagner par le soupçon : une petite voix inspire à la femme l’idée que Dieu n’agit que par jalousie. Le mieux serait donc de lui désobéir... et l’on connaît la suite. L’homme et la femme ne meurent pourtant pas tout de suite de mort biologique, mais la relation de confiance est morte et le soupçon se répand comme un poison mortel, un venin qui inocule la mort spirituelle à l’humanité.

          Les psaumes, et tout particulièrement celui de ce dimanche, sont un lieu privilégié de lutte contre ce soupçon qui nous empoisonne. À tel point que le verset « Lui seul est mon ro­cher, mon sa­lut, ma ci­ta­del­le : je suis in­é­bran­la­ble » est dit deux fois, comme une sorte de refrain. Et le prophète Isaïe, en son temps, mettait en garde le jeune roi Achaz contre la tentation du manque de foi : « Si vous ne croyez pas, vous ne tien­drez pas »  (Is 7, 9).

         Saint Paul, à son tour, qui est imprégné des Écritures, poursuit la méditation de l’Ancien Testament sur le soupçon qui habite trop souvent les hommes. Et, à l’attitude d’Adam, le soupçonneux, il aime opposer l’attitude de confiance du Christ, qu’il appelle « le nouvel Adam ».

LECTURE DE LA PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS  4, 1 - 5

 

            Frères,
1          que l’on nous regarde
            comme des auxiliaires du Christ
            et des intendants des mystères de Dieu.
2          Or, tout ce que l’on demande aux intendants,
            c’est d’être trouvés dignes de confiance.
3          Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement,
            ou à celui d’une autorité humaine ;
            d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.
4          Ma conscience ne me reproche rien,
            mais ce n’est pas pour cela que je suis juste :
            celui qui me soumet au jugement,
            c’est le Seigneur.
5          Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré,
            mais attendez la venue du Seigneur,
            car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres,
            et il rendra manifestes les intentions des cœurs.
            Alors, la louange qui revient à chacun
            lui sera donnée par Dieu.
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         De­puis le dé­but de sa let­tre, Paul se bat contre les que­rel­les de clans qui di­vi­sent la com­mu­nau­té de Co­rin­the : cha­cun ne ju­re plus que par son pré­di­ca­teur pré­fé­ré, Apol­los, ou Pier­re ou Paul lui-mê­me. Les cho­ses vont si loin que les gens en sont ve­nus à adop­ter un lan­ga­ge d’esclaves puis­que les uns et les au­tres dis­ent : « Moi, j’appartiens à Apol­los (ou à Pier­re ou à Paul) » (1 Co 1, 12) ; « ap­par­te­nir à » était l’expression em­ployée dans les cas d’esclavage.

         Les que­rel­les qui di­vi­sent la jeu­ne com­mu­nau­té ré­vè­lent donc un vé­ri­ta­ble pro­blè­me de fond : le Christ est ve­nu pour fai­re de nous des hom­mes li­bres et voi­là les Co­rin­thiens qui s’inventent une nou­vel­le for­me d’esclavage. On sait que dans toutes les communautés où il est passé, Paul a milité pour une véritable liberté : on peut être esclave de certaines manières de penser ou d’agir, de certains conformismes, de certaines modes. Les querelles à propos des habitudes alimentaires, par exemple, ont empoisonné par moments la vie des premières communautés chrétiennes. On en aura l’écho plus loin dans cette même lettre aux Corinthiens. Ici, il s’agit d’un autre esclavage : celui des maîtres à penser.

         Il est ur­gent de re­met­tre les cho­ses à leur pla­ce ; les pré­di­ca­teurs ne sont pas des maî­tres à qui vous de­vriez ap­par­te­nir, ils sont des ser­vi­teurs et rien d’autre : « Il faut que l’on nous re­gar­de seu­le­ment com­me des auxiliaires du Christ et les in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu. » « L’Intendant » n’est pas le  « propriétaire » et il peut être destitué s’il outrepasse ses droits. De la même manière, si un pré­di­ca­teur peut de­ve­nir un gou­rou, alors il est un mau­vais pré­di­ca­teur ; il n’est pas un bon ser­vi­teur du Christ puisqu’il n’a ré­us­si qu’à cen­trer ses fi­dè­les sur sa pro­pre per­son­ne au lieu de les tour­ner vers le Christ. Ici, Paul s’interroge lui-mê­me et ce­la expli­que la tri­stes­se du  ton de ce pas­sa­ge : « Ma cons­cien­ce ne me re­pro­che rien, mais ce n’est pas pour ce­la que je suis jus­te ». Ce n’est pas son or­gueil qui est bles­sé : l’enjeu est beau­coup plus gra­ve : puisqu’il y a des gens pour di­re : « Moi, j’appartiens à Paul », ce­la veut-il di­re qu’il au­rait cap­té l’attachement de cer­tains au lieu de les tour­ner vers le Sei­gneur ?

         Deuxiè­me en­jeu de ces at­ta­che­ments ex­ces­sifs à tel ou tel : in­é­vi­ta­ble­ment, on en vient à por­ter des ju­ge­ments : op­ter pour Apol­los ou Pier­re ou Paul, de ma­niè­re ex­clu­si­ve, conduit à dé­ni­grer les au­tres. Or seul le Sei­gneur sait ju­ger les uns et les au­tres : les prophètes l’ont sans cesse répété, Dieu seul est le juste juge. L’argument donné par Paul est très intéressant : seul le maî­tre peut s’autoriser à ju­ger son ser­vi­teur ; aucun ou aucune d’entre nous ne peut se hasarder sans ridicule à juger les services rendus à quelqu’un d’autre. Dans la let­tre aux Ro­mains, Paul le dit très claire­ment : « Qui es-tu pour ju­ger un ser­vi­teur qui ne t’appartient pas ? » (Rm 14, 4). Nous som­mes les in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu : com­me leur nom l’indique, ce sont des « mys­tè­res », c’est-à-di­re qu’ils nous échap­pent ; et tant qu’ils nous échap­pent, tout ju­ge­ment est pré­ma­tu­ré ! « Alors, dit Paul, ne por­tez pas de ju­ge­ment pré­ma­tu­ré, mais at­ten­dez la ve­nue du Sei­gneur ». Ce pro­jet de Dieu nous dé­pas­se tel­le­ment que nous som­mes par nous-mê­mes in­ca­pa­bles de dis­cer­ner son état d’avancement et la contri­bu­tion des uns et des au­tres à ce pro­jet. Voi­là qui rend dé­ri­soi­res tou­tes que­rel­les et dis­sen­sions sur la qua­li­té de tel ou tel ser­vi­teur de l’évangile !

          Je reviens à cette expression : « in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu ». Voilà le titre magnifique donné par Paul aux baptisés que nous sommes. Quand quelqu’un nous demande quel est notre métier, nous viendrait-il à l’idée de répondre que nous sommes « in­ten­dants des mys­tè­res de Dieu ». C’est pourtant le premier but de nos vies ; l’évangile de ce dimanche le redira fortement !

          Enfin, si on regarde le texte d’un peu plus près, Paul emploie deux mots : celui qui a été traduit par « auxiliaire » (upèretas) désigne un subordonné, un subalterne ; l’autre terme (oikonomos) est quelqu’un d’important, un homme de confiance, ce que notre traduction rend par « intendant ». Les deux mots nous vont bien : « serviteurs quelconques » selon l’expression retenue par Luc ((Lc 17, 10), simples subalternes, nous le sommes, et c’est rassurant. L’œuvre de Dieu ne nous appartient pas. Nous faisons tranquillement notre petit possible au jour le jour, et cela suffit à notre joie intérieure.

          « Intendants », nous le sommes également, fiers de la confiance qui nous est faite. Or l’importance d’un intendant se mesure à la taille de la propriété ou à l’importance de la fortune qu’il doit gérer. Eh bien nous, nous sommes les intendants du Maître du monde et de l’histoire ! « In­ten­dants des mys­tè­res de Dieu », dit Paul. Les deux mots employés par Paul se contrebalancent en quelque sorte : ils nous permettent de pressentir la grandeur de notre mission au cœur même de notre petitesse !

          On comprend alors pourquoi les petites querelles des Corinthiens pouvaient affliger Paul. Elles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu véritable de nos vies qui n’est autre que le Jour que nous attendons tous avec ferveur : celui de la venue du Seigneur.

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Complément

On peut rapprocher le souci de Paul d’être tout entier donné à la seule gloire de Jésus-Christ de cette parole du Christ dans l’évangile de Jean : « Qui parle de lui-même cherche sa propre gloire ; seul celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé est véridique, et il n'y a pas en lui d'imposture. » (Jn 7, 18).

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU  6, 24 - 34

 

                                         En ce temps-là,
            Jésus disait à ses disciples :
24        « Nul ne peut servir deux maîtres :
            ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
            ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
            Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
25        C’est pourquoi je vous dis :
            Ne vous souciez pas,
            pour votre vie, de ce que vous mangerez,
            ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez.
            La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture,
            et le corps plus que les vêtements ?
26        Regardez les oiseaux du ciel :
            ils ne font ni semailles ni moisson,
            ils n’amassent pas dans des greniers,
            et votre Père céleste les nourrit.
            Vous-mêmes, ne valez-vous pas
            beaucoup plus qu’eux ?
27        Qui d’entre vous, en se faisant du souci,
            peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
28        Et au sujet des vêtements,
            pourquoi se faire tant de souci ?
            Observez comment poussent les lis des champs :
            ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
29        Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire,
            n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
30        Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs,
            qui est là aujourd’hui,
            et qui demain sera jetée au feu,
            ne fera-t-il pas bien davantage pour vous,
            hommes de peu de foi ?
31        Ne vous faites donc pas tant de souci ;
            ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ?’
            ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ?’
            ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ?’
32        Tout cela, les païens le recherchent.
            Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
33        Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
            et tout cela vous sera donné par surcroît.
34        Ne vous faites pas de souci pour demain :
            demain aura souci de lui-même ;
            à chaque jour suffit sa peine. »
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         On ne s’étonne pas que Jésus ait, à plusieurs reprises, abordé les questions d’argent, puisque c’est bien l’une des préoccupations majeures des hommes ; mais il me semble qu’il y a, dans le discours de Jésus, beaucoup plus que des considérations de sagesse. J’y lis au moins trois insistances : un appel à la liberté, une invitation à vérifier nos priorités et enfin une consigne de confiance.

         Un appel à la liberté, d’abord. Celui qui n’avait « pas mê­me une pier­re pour re­po­ser sa tê­te » jouissait d’une liberté totale de mouvement. On sait, à l’inverse, combien certains se voient obligés de consacrer leur temps et leur énergie à gérer leur fortune. Nous désirons la richesse parce que nous y voyons un moyen d’être libres et heureux (et le but est louable, en soi), mais l’inverse peut se produire, quand nous en devenons esclaves. Ce que l’on possède pourrait bien nous posséder, en définitive.

         Parce que ce problème est de tous les temps, de nombreux auteurs bibliques l’ont abordé, chacun dans son style. Je vous lis ce qu’en dit le li­vre du Si­ra­ci­de : « Le sou­ci en­traî­ne une vieilles­se pré­ma­tu­rée » (Si 30, 24) et un peu plus loin « L’insomnie que cau­se la ri­ches­se fi­nit par dé­char­ner quelqu’un, le sou­ci qu’elle ap­por­te éloi­gne le som­meil. » (Si 31, 1). Chez nous, la sa­ges­se po­pu­lai­re, el­le aus­si, dit bien que « L’argent est un bon ser­vi­teur mais un mau­vais maî­tre » ; et c’est ce der­nier ter­me que le tex­te ori­gi­nal de no­tre évan­gi­le em­ploie : l’argent, il le dit Ma­mon, c’était le nom d’une puis­san­ce qui as­ser­vit le mon­de. Nous plier sous sa loi, c’est per­dre no­tre li­ber­té et no­tre joie.

         Deuxièmement, Jésus nous invite à vérifier nos priorités : « Cher­chez d'abord son Royau­me et sa jus­ti­ce ». Le vrai trésor de nos vies, la vraie perle (pour reprendre des expressions de Jésus lui-même, cf Mt 13, 44-46), notre unique raison de vivre et de mourir, c’est le projet de Dieu, qui nous est révélé dans sa Parole. Nous pouvons nous occuper à autre chose, cela nous arrive, mais, tôt ou tard, nous lui revenons, parce que nous savons comme Pierre, que lui seul « a les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Dans la première lettre aux Corinthiens (notre deuxième lecture), Paul nous décernait le beau titre « d’intendants des mystères de Dieu ». Ici, Jésus nous invite à rester fidèles à cette vocation et à ne pas nous tromper de métier ou de priorités, si vous préférez. « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », disait-il. D’ailleurs on peut remarquer ceci : cette partie du discours sur la montagne consacrée à la question de la richesse intervient après l’enseignement du Notre Père : or, dans le Notre Père, justement, les demandes sur la venue du Règne (« Que ton  Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel ») précèdent la demande du pain quotidien.

         Enfin, troisièmement, et c’est la clé de tout, peut-être, Jésus nous invite à la confiance. Si Dieu est Père, comme tout le discours sur la montagne le développe, nous pouvons nous remettre entre ses mains. À cinq reprises, dans ces quelques lignes, il emploie le même verbe en grec que nos traductions rendent par le mot « souci » ou le verbe « se soucier ». Pour illustrer son propos, il nous donne en exemple les oi­seaux du ciel et les lis des champs. Puisqu’ils ont été créés par Dieu, on peut bien penser qu’ils ont leur fonc­tion dans la créa­tion, un rô­le bien­fai­sant à te­nir dans le­quel ils sont in­dis­pen­sa­bles.

         C’est encore plus vrai de l’homme, évidemment. Cha­que hom­me est un col­la­bo­ra­teur de Dieu et son tra­vail consis­te à gé­rer les ri­ches­ses qu’il lui confie : « Em­plis­sez la ter­re et do­mi­nez-la », avait dit le Créa­teur au pre­mier cou­ple hu­main (Gn 1, 28). C’est jus­te­ment par­ce que l’homme est le « lieu-te­nant » de Dieu qu’il peut, en tou­tes cir­con­stan­ces, gar­der la sé­ré­ni­té : « Re­gar­dez les oi­seaux du ciel... vo­tre Pè­re cé­les­te les nour­rit. Ne va­lez-vous pas beau­coup plus qu’eux ?... Obs­er­vez com­ment pous­sent les lis des champs... Si Dieu ha­bille ain­si l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui de­main se­ra je­tée au feu, ne fe­ra-t-il pas bien da­van­tage pour vous, hom­mes de peu de foi ? »

          Je reviens aux demandes du No­tre Pè­re : « Don­ne-nous no­tre pain... Par­don­ne-nous... Dé­li­vre-nous du mal. » Ce sont des pa­ro­les de confian­ce ab­so­lue. Les ver­sets que nous li­sons ici ne font que com­men­ter cet­te confian­ce qui est le tout de la vie du croyant. Une seu­le cho­se comp­te : en­trer dans les vues de Dieu, s’attacher à son pro­jet et tout fai­re pour y cor­res­pon­dre : « Cher­chez d’abord son Royau­me et sa jus­ti­ce, et tout ce­la vous sera don­né par-des­sus le mar­ché. » En d’autres ter­mes, ajus­tez (c’est le sens pro­fond du mot « jus­ti­ce ») vo­tre condui­te à la pen­sée mê­me de Dieu, à son des­sein d’amour, de­ve­nez-en de plus en plus les ar­ti­sans pour la pe­ti­te part qui vous re­vient de cet­te tâ­che. Pour le res­te, ne ces­sez pas de lui fai­re confian­ce,  « vo­tre Pè­re sait ce dont vous avez be­soin avant que vous le lui de­man­diez » (Mt 6, 8).

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:00

25 février-8 mars:

César prend Vellaunodunum, Cenabum et Noviodunum.

Vercingétorix lève le siège de Gorgobina pour se porter à sa rencontre, mais sa cavalerie est battue, notamment grâce aux 400 cavaliers germains de César.

Il pratique alors la tactique de la « terre brûlée » pour priver les Romains de ravitaillement

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 00:00

Jeudi 25 février 1858

9ème apparition

 

Trois cents personnes sont présentes.


"Allez boire à la fontaine et vous y laver. Vous mangerez de cette herbe qui est là."
Bernadette raconte :

"elle me dit d'aller boire à la source (…) je ne trouvai qu'un peu d'eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m'en allai"

Devant la foule qui lui demande:

"Sais-tu qu'on te croit folle de faire des choses pareilles ? "

Elle répond seulement:
"C'est pour les pécheurs."

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00
24 février 1815 Carcassonne François Fournier
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00

 

Baron Charles- Luce Didelot

 

Préfet de l'Aude
ministre plénipotentiaire

et chambellan
né à Paris le 29 mars 1769
mort à Passy (Seine) le 1er novembre 1850
Parents:
Jean-François Didelot, fermier général 
d'Anne de la Pierre
était en 1786 régisseur général adjoint à son père, inspecteur principal et
fut nommé le 5 brumaire an V gérant de la manufacture de tabac du
Gros-Caillou.
Le 14 germinal an VIII il fut nommé préfet du Finistère

préfet de l'Allier le 3 pluviôse an IX puis envoyé en germinal an XI comme
ministre plénipotentiaire près la cour de Wurtemberg et fait commandeur de
la Légion d'honneur le 25 prairial an XII.

Le 13 janvier 1807 il fut envoyé extraordinaire près du roi de Danemark,
créé baron de l'Empire le 30 août 1811
et chambellan de l'Empereur le 16 novembre suivant.

Le 12 mars 1813 il fut nommé préfet du Cher
Préfet de l'Aude
Le 24 février 1819

 

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Histoires des souverains d'Europe et images de leurs tombeaux 

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(site sur les sépultures des Habsbourg notamment sur la crypte des Capucins)

MAISON CIVILE DU ROI. (1)

d'après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)- Paris, 1816



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Rois de France


Génobaud
roi Franc
(légendaire)
à la fin du IVe siècle
354-419
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roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
388-xxx
Marcomir
roi Franc des Ampsivares 
et des Chattes (légendaire)
à la fin du IVe siècle
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Duc des Francs Saliens 

(légendaire)
ancêtre mythique des Mérovingiens
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428 - 448

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Duc des Francs saliens 
(incertain)
448 - 457
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Duc et Roi des Francs saliens
457 - 481
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Roi des Francs
558561
Roi d'Austrasie
53454
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Roi d'Austrasie
548555
561567
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Roi de Neustrie 
Roi de Bourgogne
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Roi d'Austrasie
561575
Roi d'Austrasie
Roi d'Austrasie
595 - 612
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Roi de Bourgogne
595613
Roi d'Austrasie
61261
sous la régence de Brunehilde
Roi de Bourgogne
Roi d'Austrasie
613
Roi de Neustrie
584629
Roi de Paris
595
629
Roi des Francs
613629
Roi des Francs (sans l'Aquitaine)
629639
Roi des Francs
632639
Caribert II
 Roi d'Aquitaine
629632
Roi de Neustrie, de Bourgogne
639657
Roi d'Austrasie
656657
Roi d'Austrasie
639656
Childebert III l'Adopté
Roi d'Austrasie
657662
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Roi de Neustrie, de Bourgogne
65767






Roi d'Austrasie
662675
Occupe la Neustrie
673675







Roi de Neustrie
673691
Roi des Francs 

(en fait uniquement de Neustrie)
L'Austrasie étant aux mains
de Pépin de Herstal
679
691

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Roi de Neustrie, Bourgogne et Austrasie
675 - 676
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Roi d'Austrasie
676679
Clovis IV








Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
691695









Roi des Francs
(en fait uniquement de Neustrie)
695711
Dagobert III









Roi des Francs de 711 à 715
Chilpéric II









roi des Francs de Neustrie et des Burgondes
de 715 à 719
puis de tous les Francs de 719 à 721.
C
lotaire IV


T
hierry IV









Childéric III
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roi des Francs, de Neustrie
de Bourgogne et d'Austrasie
de 743 à 751

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Pépin III le Bref
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C
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CHARLEMAGNE

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Louis Ier dit le Pieux
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Lothaire II

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C
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C
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Robert le Fort
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Robert Ier de France

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aussi appelé Rodolphe

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Lothaire de France
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Louis V dit le Fainéant
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Dernier roi de la lignée
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